Le JournalStreet art12 min de lecture
Street art au Maroc : festivals, artistes et où voir les fresques
Street art au Maroc : Jidar à Rabat, Sbagha Bagha et Casamouja à Casablanca, Marrakech, Asilah. Les festivals, les artistes et où voir les fresques.

L’essentiel
- Le street art marocain s’est structuré à partir de 2013 autour de festivals de fresques murales, réalisées avec l’accord des villes, bien plus que du graffiti clandestin.
- Jidar, à Rabat, est le principal festival : lancé en 2015 par l’association EAC-L’Boulvart, il totalise 146 fresques après sa 11e édition, en avril 2026.
- À Casablanca, Sbagha Bagha (né en 2013) et Casamouja, qui revendiquait plus de 90 fresques en 2024, ont couvert de nombreux quartiers de murs peints.
- À Marrakech, le street art se voit surtout au Gueliz et au Jardin Rouge, résidence visitable sur rendez-vous ; à Asilah, les murs de la médina sont peints depuis 1978.
- Les fresques se voient gratuitement toute l’année, mais certaines sont repeintes ou effacées : vérifiez leur état avant un long détour.
Sommaire de l’article
- L’essentiel
- Le street art marocain, c’est quoi ?
- Les dates clés du street art au Maroc
- Jidar, le festival de street art de Rabat
- Où voir du street art à Casablanca ?
- Y a-t-il du street art à Marrakech ?
- Asilah, Azemmour, Meknès : les murs hors des grandes villes
- Quels artistes de street art marocains connaître ?
- Street art et pop art : ce qui les relie
- Où voir du street art au Maroc : le récapitulatif par ville
- Questions fréquentes
Le street art au Maroc se découvre surtout à travers de grandes fresques murales, peintes lors de festivals qui ont changé l’allure de Rabat, Casablanca et Marrakech depuis 2013. Le plus connu, Jidar, a fait de la capitale un musée à ciel ouvert : 146 fresques en onze éditions. Voici d’où vient cette scène, qui sont les artistes marocains à suivre et, ville par ville, où voir les murs peints.
Le street art marocain, c’est quoi ?
Le street art marocain désigne les œuvres peintes, collées ou installées dans l’espace public au Maroc, du lettrage à la bombe jusqu’à la fresque haute de plusieurs étages. La définition de la Tate (nouvel onglet) le rapproche du graffiti, tout en lui reconnaissant une palette plus large : pochoir, collage, peinture murale, projection.
Au Maroc, la scène a pris un chemin particulier. Le tag clandestin existe, mais il reste marginal. L’essentiel de ce que l’on voit aujourd’hui sur les murs, ce sont des fresques réalisées avec l’accord des villes, lors de festivals encadrés. L’enquête de TelQuel sur le street art marocain (nouvel onglet), publiée en 2017, décrivait déjà ce glissement du graffiti underground vers la peinture murale monumentale, souvent figurative.
Cette fresque commandée relève de ce que l’on appelle le muralisme, une tradition bien plus ancienne que la bombe aérosol : notre article sur la fresque murale et le muralisme en retrace l’histoire. Le lettrage et le tag, eux, viennent du graffiti new-yorkais des années 1970, raconté dans l’histoire du graffiti.
Les dates clés du street art au Maroc
Le street art marocain a deux racines : l’art moderne des années 1960, qui a voulu sortir des galeries, et la culture hip-hop des années 2000.
Le street art au Maroc en sept dates
- 1969 Les artistes de l’École de Casablanca exposent leurs toiles en plein air, place Jemaa el-Fna à Marrakech, lors de l’exposition « Présence plastique ».
- 1978 Le peintre Mohamed Melehi et Mohamed Benaïssa fondent le Moussem d’Asilah ; des artistes peignent les murs blanchis de la médina.
- 2008 Rabie El Addouni, graffeur de Meknès, obtient une première exposition personnelle à Rabat.
- 2013 Remp’Arts, premier festival national de street art, se tient à Azemmour en mai ; en septembre, Sbagha Bagha fait peindre les murs de l’ancienne médina de Casablanca.
- 2015 Première édition de Jidar à Rabat, du 15 au 24 mai, avec 26 artistes venus de 8 pays et l’exposition « Main Street » au musée Mohammed VI.
- 2016 MB6 Street Art, projet parallèle de la 6e Biennale de Marrakech, fait peindre des murs du Gueliz et des toits de la médina.
- 2026 La 11e édition de Jidar porte le total à 146 fresques et lance le premier Grand Prix Jidar, soumis au vote du public.
Les deux premières dates comptent. Selon le communiqué de la Tate St Ives (nouvel onglet) consacré à l’École de Casablanca, l’exposition de 1969 et le Moussem d’Asilah, cofondé en 1978 par Melehi et Benaïssa, font partie de l’héritage de ce groupe d’artistes qui voulait placer l’art dans l’espace public. Le street art d’aujourd’hui n’en descend pas directement, mais il prolonge la même idée.
Jidar, le festival de street art de Rabat
Jidar est le principal festival de street art du Maroc : presque chaque année depuis 2015, le plus souvent au printemps, il invite des muralistes marocains et étrangers à peindre de grands murs de Rabat. Son nom signifie « mur » en arabe.
Le festival a été lancé par l’association EAC-L’Boulvart, qui organise aussi le festival de musiques L’Boulevard et défend les cultures urbaines depuis 1999. La première édition, baptisée « Jidar, toiles de rue », était coorganisée avec la Fondation nationale des musées. Après une édition reportée de 2020 à 2021 en raison de la pandémie, il a pris le nom de Jidar – Rabat Street Art Festival. Salah Malouli en assure la direction artistique, comme il l’a fait pour Sbagha Bagha à Casablanca.
Le bilan de la 11e édition, publié par Hespress en avril 2026 (nouvel onglet), compte 15 fresques monumentales et un mur collectif, soit 146 œuvres murales depuis 2015 et plus de 20 000 m² de murs peints. Parmi les murs de 2026 : une fresque de 40 mètres de haut signée RDS à Agdal, une œuvre de l’Italien Vesod inspirée de la lanterne marocaine, ou celle de la Sud-Africaine Keya Tama sur le vivre-ensemble.
Le mur collectif et le prix du public
Le mur collectif est l’atelier-école du festival : un grand mur confié à de jeunes artistes marocains, encadrés par un muraliste confirmé. En 2026, douze jeunes artistes et étudiants en école d’art l’ont peint sous la direction de BAKR, qui avait lui-même participé au mur collectif de 2019. Depuis 2022, des ateliers de sérigraphie complètent cette formation.
Le Grand Prix Jidar, créé pour les dix ans du festival, est un prix du public. Comme l’explique Le360 (nouvel onglet), les fresques de la 10e édition ont été soumises à un vote en ligne jusqu’au 16 avril 2026 ; le prix doit devenir annuel.
Où voir les fresques de Jidar à Rabat ?
Les fresques de Jidar sont dispersées dans toute la ville, mais quatre secteurs en concentrent beaucoup :
- Hassan, autour de l’avenue Al Alaouiyine, où se trouve aussi le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain ;
- Agdal et Agdal-Riad, dont l’avenue Ibn Rochd, peinte dès 2015 ;
- Yacoub El Mansour, quartier populaire où le festival a placé plusieurs grands murs ;
- El Youssoufia, investi lors de l’édition 2026.
Pendant le festival, les visites guidées gratuites Rabat Art Explore permettent de faire le parcours avec un médiateur. Le reste de l’année, une simple promenade suffit : les murs sont visibles depuis la rue, sans billet.
Où voir du street art à Casablanca ?
À Casablanca, le street art se voit dans de nombreux quartiers, grâce à deux festivals, Sbagha Bagha et Casamouja, et à quelques murs d’expression libre.
Sbagha Bagha est né en septembre 2013, pendant le festival L’Boulevard : huit graffeurs et dessinateurs venus d’Espagne et du Maroc ont alors peint l’avenue des FAR et les murs de l’ancienne médina. Le projet est ensuite devenu un festival à part entière. Lors de sa 5e édition, en 2018, le Belge Roa a peint une tortue, un serpent et un caméléon dans le quartier Bourgogne, le Mexicain Werc et la Canadienne Danae ont investi le boulevard Zerktouni, et le collectif marocain de bande dessinée Skefkef a signé un mur dans l’ancienne médina.
Casamouja est porté par Casablanca Events et Animation. Selon le bilan publié par Hespress (nouvel onglet), le festival revendiquait en 2024 plus de 90 fresques réparties dans toutes les préfectures de Casablanca. Cette 9e édition a réuni notamment Ben, Dais, Afrofatcap, Brush, Sika et Majid El Bahar autour des valeurs citoyennes. En 2019, l’association Alouane Bladi en avait assuré la direction artistique, avec 21 fresques réparties dans plusieurs quartiers, notamment près du stade Mohammed V et du skatepark de la place Nevada.
Faire un street art tour à Casablanca
Le plus simple est de suivre une balade commentée. Alouane Bladi a ouvert fin 2022 un mur d’expression libre à Roudani, sur une façade du siège d’Alsa, et organise des parcours à vélo : celui d’avril 2025, mené avec l’Institut français, faisait 12 kilomètres. En solo, enchaînez l’ancienne médina, le parc de la Ligue arabe, le boulevard Zerktouni et les abords de la mosquée Hassan II.
Y a-t-il du street art à Marrakech ?
À Marrakech, le street art est plus discret qu’à Rabat ou Casablanca : il se concentre dans le Gueliz, sur quelques toits de la médina et au Jardin Rouge, une résidence d’artistes située hors de la ville.
En 2016, la 6e Biennale de Marrakech a accueilli un projet parallèle, MB6 Street Art. Une dizaine de muralistes européens et marocains, dont Kalamour, ont peint des murs du Gueliz et des toits de la médina, en privilégiant des motifs abstraits et géométriques adaptés aux quartiers anciens.
Le Jardin Rouge est la résidence d’artistes de la Fondation Montresso, active depuis 2009 près de Marrakech. Elle accueille notamment des artistes issus du graffiti et de l’art urbain. Attention : le lieu ne se visite que sur rendez-vous.
Pour l’art contemporain au sens large, la ville compte aussi le MACAAL et la foire 1-54, présentés dans notre article sur l’art africain contemporain.
Asilah, Azemmour, Meknès : les murs hors des grandes villes
Asilah est la ville marocaine où la peinture murale a la plus longue histoire : depuis 1978, son moussem culturel invite chaque été des artistes à peindre les murs blanchis de la médina. Le festival se tient en juillet, et la plupart de ses événements sont gratuits. Un atelier de peinture murale y est aussi proposé aux enfants de la ville.
Ailleurs, l’histoire est plus fragmentaire. Azemmour a accueilli Remp’Arts en mai 2013, considéré comme le premier vrai festival national de street art, mais il n’y a pas eu de deuxième édition. Meknès a joué un rôle de berceau : c’est en marge de son festival de danse urbaine que les premiers graffeurs marocains se sont retrouvés, et c’est la ville de Rabie El Addouni.
Quels artistes de street art marocains connaître ?
Les artistes de street art marocains forment une scène jeune, née au tournant des années 2010, dont plusieurs membres travaillent aujourd’hui à l’étranger ou en galerie. Voici les noms qui reviennent le plus :
- Rabie El Addouni (1983-2013), de Meknès, considéré comme le pionnier : lettrage en 3D, calligraphie arabe, hyperréalisme, et une première exposition personnelle dès 2008.
- Morran Ben Lahcen, né à Marrakech, figure des premières rencontres, passé depuis à l’art contemporain.
- Aouina (Mohamed Kadim), né à Casablanca en 1985, danseur et rappeur avant d’être peintre, exposé à la Villa des Arts de Casablanca dès 2009.
- Rebel Spirit (Mohamed El Bellaoui), passé par les Beaux-Arts de Casablanca, auteur de la bande dessinée Les Casablancais, dont les personnages ont d’abord vécu sur les murs.
- Ed Oner (Mohamed Touirs), de Berrechid, passé du graffiti à la fresque figurative ; on lui doit les portraits d’Achraf Hakimi et de Yassine Bounou peints à Casablanca après la qualification des Lions de l’Atlas pour la demi-finale de la Coupe du monde 2022.
- RDS (Réda Boudina), de Meknès, spécialiste du lettrage en 3D, auteur de la fresque de 40 mètres d’Agdal en 2026.
- Majid El Bahar, autodidacte de la région de Béni Mellal, muraliste figuratif très présent à Casablanca.
- Kalamour et Simo Mouhim, présents dès la première édition de Jidar en 2015.
La scène féminine reste minoritaire, mais elle existe : TelQuel présentait en 2020 les graffeuses Rose, Gosem, Roksy et Drobys. Notre article sur les femmes artistes du street art élargit le sujet au monde entier. Enfin, la 11e édition de Jidar a mis en avant une nouvelle génération : Nassim Azarzar, Iramo, Rosh, Ritanosko et Mizmiz.
Parmi les Marocains les plus visibles à l’international figure Mohamed L’Ghacham. Né à Tanger en 1993 et installé en Catalogne, il peint des scènes tirées de vieilles photos de famille : repas, anniversaires, tables dressées, agrandis à l’échelle d’un immeuble.

Street art et pop art : ce qui les relie
Le street art et le pop art partagent un goût pour les images populaires : bande dessinée, publicité, icônes de la culture de masse. Beaucoup d’artistes marocains cités plus haut viennent de la BD, comme Rebel Spirit ou le collectif Skefkef. La différence tient au lieu et au statut de l’œuvre : un mur public d’un côté, un objet que l’on accroche chez soi de l’autre. Nous détaillons cette frontière dans street art ou pop art : les différences, et la scène pop proprement marocaine, de Hassan Hajjaj aux jeunes illustrateurs, dans le pop art au Maroc.
C’est aussi cette rencontre que propose notre collection de tableaux pop art : des icônes détournées, des tags, des coulures, mais pensés pour un salon plutôt que pour une façade. Les 3 singes de la sagesse, avec leurs casquettes et leur casque audio, en sont la version hip-hop.
Où voir du street art au Maroc : le récapitulatif par ville
Pour voir du street art au Maroc, Rabat et Casablanca offrent la plus forte densité de fresques, Marrakech quelques murs et une résidence, Asilah une tradition de près de cinquante ans.
| Ville | Où regarder | Événement | Quand y aller |
|---|---|---|---|
| Rabat | Hassan (avenue Al Alaouiyine), Agdal et avenue Ibn Rochd, Agdal-Riad, Yacoub El Mansour, El Youssoufia | Jidar, depuis 2015 (146 fresques en 2026) | Toute l’année ; en avril pour le festival et les visites Rabat Art Explore |
| Casablanca | Ancienne médina, avenue des FAR, boulevard Zerktouni, Bourgogne, abords de la mosquée Hassan II, Hay Hassani, Roudani | Sbagha Bagha (depuis 2013), Casamouja (plus de 90 fresques en 2024) | Toute l’année ; balades d’Alouane Bladi |
| Marrakech | Gueliz, toits de la médina, Jardin Rouge | MB6 Street Art (2016), résidence de la Fondation Montresso | Toute l’année ; Jardin Rouge sur rendez-vous uniquement |
| Asilah | Ruelles de la médina | Moussem d’Asilah, depuis 1978 | En juillet, pendant le moussem |
Si le sujet vous intéresse au-delà des murs, notre article sur l’art urbain et les jeunes explique comment cette culture s’est construite, du hip-hop aux ateliers de quartier.
Dans cet article
Questions fréquentes
Où voir du street art à Rabat ?
Les fresques du festival Jidar sont réparties dans plusieurs quartiers : Hassan, autour de l’avenue Al Alaouiyine, Agdal et l’avenue Ibn Rochd, Agdal-Riad, Yacoub El Mansour et El Youssoufia. Le festival en a fait réaliser 146 depuis 2015, sur plus de 20 000 m² de murs. Pendant le festival, des visites guidées gratuites, baptisées Rabat Art Explore, permettent de les découvrir avec un médiateur.
Quand a lieu le festival Jidar à Rabat ?
Jidar a lieu une fois par an, le plus souvent au printemps, en avril ou en mai. La première édition a eu lieu du 15 au 24 mai 2015 ; la 11e s’est déroulée en avril 2026, sur le thème « Dialogues urbains », avec 15 nouvelles fresques et un mur collectif. Les dates de l’édition suivante sont annoncées par l’association EAC-L’Boulvart quelques semaines avant l’ouverture.
Qu’est-ce que le Grand Prix Jidar ?
C’est un prix créé pour les dix ans du festival. Les fresques peintes lors de la 10e édition ont été soumises au vote du public en ligne jusqu’au 16 avril 2026 : l’artiste dont le mur réunit le plus de voix l’emporte. Les organisateurs ont annoncé que ce prix deviendrait annuel.
Où voir du street art à Casablanca ?
Commencez par l’ancienne médina et l’avenue des FAR, où Sbagha Bagha a débuté en 2013, puis le boulevard Zerktouni, le quartier Bourgogne et les abords de la mosquée Hassan II. Casamouja a ajouté des fresques dans toutes les préfectures de la ville, notamment à Hay Hassani. L’association Alouane Bladi organise aussi des balades à vélo commentées.
Y a-t-il du street art à Marrakech ?
Oui, mais il est plus dispersé qu’à Rabat ou Casablanca. En 2016, le projet MB6 Street Art de la Biennale de Marrakech a fait peindre des murs du Gueliz et des toits de la médina. Hors de la ville, le Jardin Rouge, résidence d’artistes de la Fondation Montresso, se visite uniquement sur rendez-vous.
Qui sont les artistes de street art marocains à connaître ?
Rabie El Addouni (1983-2013), graffeur de Meknès, est considéré comme le pionnier. Parmi les noms qui ont suivi : Morran Ben Lahcen, Aouina, Rebel Spirit, Ed Oner, RDS, Majid El Bahar ou Kalamour. Le muraliste Mohamed L’Ghacham, né à Tanger, peint dans toute l’Europe. Jidar 2026 a aussi mis en avant Nassim Azarzar, Iramo, Rosh, Ritanosko et Mizmiz.
Qu’est-ce que le mur collectif de Jidar ?
C’est un grand mur confié chaque année à de jeunes artistes et à des étudiants en école d’art, encadrés par un artiste confirmé. En 2026, douze participants l’ont peint sous la direction de BAKR, lui-même ancien du mur collectif de 2019. L’objectif est la formation : travailler en hauteur, sur un mur préparé, avec un projet commun.
Sources
- Tate, « Street art » (glossaire) (nouvel onglet)
- TelQuel, « Petites histoires de street art marocain » (2017, republié en 2021) (nouvel onglet)
- Hespress, bilan de la 11e édition de Jidar (avril 2026) (nouvel onglet)
- Le360, « Jidar Street Art Rabat : dix ans de métamorphose murale » (nouvel onglet)
- Hespress, « Casamouja 2024 : le street art au cœur des valeurs citoyennes de Casablanca » (nouvel onglet)
- Tate St Ives, communiqué de l’exposition « The Casablanca Art School » (2023) (nouvel onglet)



