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Histoire du graffiti : des murs de Pompéi au métro de New York et au-delà

L’histoire du graffiti, des inscriptions de Pompéi aux tags du métro new-yorkais des années 1970 : dates clés, pionniers, styles et diffusion mondiale.

Tableau pop art d’un chimpanzé entouré d’éclaboussures de couleurs, cadre baroque noir
Chimp Monkey RebelEsprit libre, attitude pop · 216 × 137 cm · 6 000 MADVoir l’œuvre

L’essentiel

  • Le mot graffiti vient de l’italien graffito. Il désigne d’abord les inscriptions griffonnées sur les murs antiques, dont Pompéi, figée par le Vésuve en 79, conserve des milliers d’exemples.
  • Le graffiti moderne naît à la fin des années 1960 à Philadelphie avec Cornbread, puis à New York, où TAKI 183 devient célèbre après un article du New York Times du 21 juillet 1971.
  • Dans les années 1970, les writers new-yorkais font des rames de métro leur support et inventent les grands styles : tag, throw-up, lettres bulles, pièces, wagons peints de haut en bas.
  • Le film Style Wars (1983) et le livre Subway Art (1984) diffusent ce langage en Europe. À Paris, Blek le Rat, Bando et les premiers crews l’adaptent dès le début des années 1980.
  • Depuis les années 2000, le graffiti et le street art entrent au musée (Tate Modern en 2008, Fondation Cartier en 2009) et dans des festivals de fresques, jusqu’au Maroc.
Sommaire de l’article
  1. L’essentiel
  2. Qu’est-ce qu’un graffiti ?
  3. L’histoire du graffiti en dates clés
  4. Quelle est l’origine du graffiti ?
  5. Comment le graffiti moderne est-il apparu ?
  6. Les années 1970 : le métro de New York devient une galerie roulante
  7. Années 1980 : du métro aux galeries
  8. Histoire du graffiti en France
  9. Comment le street art a-t-il évolué depuis les années 1990 ?
  10. Où voir l’histoire du graffiti aujourd’hui ?
  11. Questions fréquentes

L’histoire du graffiti commence bien avant la bombe aérosol : on écrit sur les murs depuis l’Antiquité, et Pompéi en garde des milliers de traces. Le graffiti moderne, lui, naît à la fin des années 1960 à Philadelphie et à New York, explose dans le métro new-yorkais dans les années 1970, puis devient un mouvement mondial à partir des années 1980. Voici ses grandes étapes, ses pionniers, ses styles et ses dates clés.

Qu’est-ce qu’un graffiti ?

Un graffiti est une inscription ou un dessin tracé sur un mur ou une surface publique, le plus souvent sans autorisation. Le mot vient de l’italien graffito, « griffonnage », dont graffiti est le pluriel. Le dictionnaire Larousse (nouvel onglet) en donne deux sens : l’inscription griffonnée par des passants, et l’inscription antique, souvent satirique, comme les inscriptions politiques de Pompéi.

Au sens moderne, le graffiti désigne surtout l’écriture de son nom à la bombe ou au marqueur. Ses auteurs se disent writers (écrivains) plutôt qu’artistes : au départ, le cœur de la pratique est la lettre, pas l’image.

Quelle différence entre un tag et un graffiti ?

Le tag est une forme de graffiti : la signature, tracée d’un seul geste. Le graffiti est la famille entière. Le tableau ci-dessous situe les formes que l’on croise dans la rue.

Forme Ce que c’est Repère historique
Tag Pseudonyme tracé vite, au marqueur ou à la bombe, souvent suivi d’un numéro de rue TAKI 183, New York, fin des années 1960
Throw-up Lettres arrondies, contour et remplissage rapides, en une ou deux couleurs Métro new-yorkais, années 1970
Pièce (piece) Composition travaillée, lettres stylisées, couleurs, effets de relief Les rames peintes des années 1970
Wildstyle Lettres imbriquées, flèches, presque illisibles pour les non-initiés New York, années 1970
Street art Images, pochoirs, collages, mosaïques : l’image prend le pas sur la lettre Paris et New York, années 1980

L’histoire du graffiti en dates clés

L’histoire du graffiti tient en quelques dates, de l’éruption du Vésuve à l’entrée du street art au musée. La frise ci-dessous les rassemble ; les sections suivantes les détaillent.

Histoire du graffiti en 14 dates

  • 79 L’éruption du Vésuve fige Pompéi et des milliers d’inscriptions murales.
  • 1933 Brassaï publie ses premières photos de graffitis parisiens dans la revue Minotaure.
  • 1967 Cornbread signe « Cornbread Loves Cynthia » sur les murs de Philadelphie.
  • 1971 Le New York Times consacre un article à TAKI 183, le 21 juillet.
  • 1972 On attribue à Phase 2 les premières lettres bulles ; le maire John Lindsay déclare la guerre au graffiti.
  • 1973 Une fête de DJ Kool Herc dans le Bronx, le 11 août, est considérée comme l’acte de naissance du hip-hop.
  • 1974 Norman Mailer publie l’essai The Faith of Graffiti.
  • 1980 Keith Haring commence ses dessins à la craie dans le métro.
  • 1981 Blek le Rat peint ses premiers pochoirs dans les rues de Paris.
  • 1983 Sortie du documentaire Style Wars ; Subway Art paraît l’année suivante.
  • 1989 En mai, la compagnie du métro new-yorkais déclare ses rames débarrassées des graffitis.
  • 2008 La Tate Modern couvre sa façade d’œuvres de street art.
  • 2009 Le Grand Palais et la Fondation Cartier consacrent des expositions au graffiti.
  • 2012 eL Seed peint le minaret de la mosquée Jara de Gabès, en Tunisie.

Quelle est l’origine du graffiti ?

L’origine du graffiti remonte à l’Antiquité : les murs de Pompéi, ensevelis en 79, portent des milliers d’inscriptions gravées ou peintes, des injures aux annonces électorales. Ces messages griffonnés racontaient déjà la vie de la cité, ses amours et ses querelles politiques, un fil que nous suivons dans l’article sur le graffiti politique et ses messages sociaux.

Au XXe siècle, des artistes regardent ces traces comme un art à part entière. Le photographe Brassaï photographie les murs de Paris dès le début des années 1930, publie ses premiers clichés dans la revue Minotaure en 1933 et les réunit dans le livre Graffiti en 1961. Le Centre Pompidou (nouvel onglet) lui a consacré l’exposition « Brassaï, Graffiti » de novembre 2016 à janvier 2017. Le peintre Jean Dubuffet, lui aussi, s’en inspire dans ses toiles.

Aux États-Unis, un graffiti fait date en 1955 : « Bird Lives », écrit sur les murs de New York après la mort du saxophoniste Charlie Parker. L’inscription murale y devient déjà un hommage collectif.

Comment le graffiti moderne est-il apparu ?

Le graffiti moderne apparaît à la fin des années 1960, quand des adolescents de Philadelphie puis de New York se mettent à écrire leur surnom partout dans la ville. Le but n’est pas de faire passer un message, mais d’exister : être vu, reconnu, et plus souvent que les autres.

À Philadelphie, Darryl McCray, dit Cornbread, signe « Cornbread Loves Cynthia » dès 1967. En 1971, quand des journaux le croient mort par erreur, il va jusqu’à taguer un éléphant du zoo de la ville pour prouver le contraire.

À New York, un jeune coursier de Washington Heights, Demetrius, signe TAKI 183 : un diminutif grec et le numéro de sa rue, la 183e. Ses tournées le mènent dans toute la ville et son nom se retrouve partout. Le New York Times finit par le retrouver et lui consacre un article le 21 juillet 1971, « ’Taki 183’ Spawns Pen Pals », raconte sa page Wikipédia (nouvel onglet). Des centaines d’adolescents l’imitent dans la foulée, sur le même modèle : un nom, un numéro.

Portes d’une rame de métro new-yorkais couvertes de tags et de lettrages à la bombe
Une rame du métro de New York couverte de graffitis en 1973, quand les wagons devenaient des « toiles mobiles ».Dan McCoy, domaine public, via Wikimedia Commons

Pourquoi le graffiti est-il apparu à ce moment-là ?

Plusieurs facteurs se combinent : une jeunesse des quartiers populaires qui se sent invisible, des marqueurs et des bombes de peinture faciles à se procurer, et une ville dont le métro relie tous les quartiers. Le pseudonyme permet de se faire un nom sans montrer son visage. Le graffiti est d’abord une compétition de visibilité, ce que les writers appellent getting up.

Les années 1970 : le métro de New York devient une galerie roulante

Dans les années 1970, les rames du métro new-yorkais deviennent le support principal du graffiti : un wagon peint traverse toute la ville et montre le nom de son auteur à des milliers de voyageurs. Le tag ne suffit plus, il faut se distinguer par le style.

Les formes se perfectionnent très vite. Phase 2, writer du Bronx, est crédité de l’invention des lettres bulles (softies) à la fin de 1972 et des flèches qui prolongent les lettres. Vers 1974, Tracy 168 ou CLIFF 159 ajoutent des personnages autour des noms. Viennent ensuite le wildstyle, aux lettres enchevêtrées, et les wagons peints de haut en bas, les top-to-bottom et whole cars.

La ville réagit. Le maire John Lindsay déclare la première « guerre au graffiti » en 1972, et quelque 4 500 arrestations sont recensées entre 1972 et 1974. Le graffiti gagne pourtant ses premiers défenseurs : en 1974, l’écrivain Norman Mailer publie The Faith of Graffiti, et le collectif United Graffiti Artists, que Phase 2 rejoint en 1975, tente de faire passer cette peinture de la rue à l’atelier.

Le graffiti se lie aussi au hip-hop, né dans le Bronx : le 11 août 1973, une fête de DJ Kool Herc au 1520 Sedgwick Avenue est considérée comme son acte de naissance. Le graffiti en devient l’une des disciplines, avec le DJing, le rap et le breakdance, une culture urbaine que nous détaillons dans l’article sur l’art urbain et les jeunes.

Les femmes y sont présentes dès cette époque, même si l’histoire les a longtemps oubliées : Lady Pink peint des rames à partir de 1979. Leurs parcours sont racontés dans notre article sur les artistes femmes du street art.

Années 1980 : du métro aux galeries

Au tournant des années 1980, le graffiti sort du métro pour entrer dans les galeries, les films et les livres, ce qui lui ouvre le monde entier. En 1979 déjà, Lee Quiñones et Fab 5 Freddy exposent leurs toiles à Rome.

À Manhattan, deux futurs grands noms passent par la rue. De mai 1978 au début de 1980, Jean-Michel Basquiat et Al Diaz couvrent les murs de SoHo et de l’East Village de phrases signées SAMO©. De 1980 à 1985, Keith Haring dessine à la craie blanche sur les panneaux publicitaires noirs laissés vides dans le métro, jusqu’à une quarantaine de dessins par jour, précise la fondation Keith Haring (nouvel onglet).

Trois œuvres diffusent ensuite ce langage hors de New York :

  • Wild Style, film de Charlie Ahearn avec Lee Quiñones et Lady Pink, présenté fin 1982 et sorti en salles en 1983 ;
  • Style Wars, documentaire de Tony Silver et Henry Chalfant sorti en 1983 ;
  • Subway Art, livre de photos de Martha Cooper et Henry Chalfant publié en 1984, souvent surnommé « la bible du graffiti ».

Pendant ce temps, la compagnie du métro mène un programme de nettoyage de cinq ans à partir de 1984 : toute rame peinte est retirée de la circulation. En mai 1989, elle se déclare victorieuse. Le graffiti quitte alors les trains pour les murs, les dépôts et les terrains vagues.

Histoire du graffiti en France

En France, l’histoire du graffiti commence au début des années 1980, mais elle s’appuie sur des précurseurs plus anciens. Dès 1966, Ernest Pignon-Ernest peint des silhouettes au pochoir sur le plateau d’Albion, en Provence, et en 1971 Gérard Zlotykamien trace ses silhouettes autour du chantier des Halles, à Paris.

En 1981, Xavier Prou, dit Blek le Rat, commence à couvrir Paris de rats au pochoir. Il avait découvert les graffitis new-yorkais lors d’un voyage aux États-Unis en 1971. Banksy a publiquement reconnu ce qu’il lui doit.

Le lettrage new-yorkais arrive avec Bando, au début des années 1980. Les premiers crews se forment en 1983-1984, dont les BBC et les Bomb Squad 2. Un terrain vague du boulevard de la Chapelle, visible depuis la ligne 2 du métro, devient le « terrain de Stalingrad », lieu de rendez-vous des graffeurs parisiens. En 1985, Miss.Tic commence ses pochoirs de femmes accompagnés de jeux de mots.

Comment le street art a-t-il évolué depuis les années 1990 ?

Depuis les années 1990, le graffiti a donné naissance au street art, qui privilégie l’image, et il est passé de la répression à la reconnaissance des musées. Pour la Tate (nouvel onglet), le street art est parent du graffiti, mais plus ouvert : pochoirs, affiches collées, autocollants, projections.

Quelques jalons :

  • 1989 : Shepard Fairey, étudiant, lance ses autocollants « Andre the Giant Has a Posse », qui deviendront OBEY ;
  • vers 1998 : Invader pose sa première mosaïque de Space Invaders près de la Bastille, à Paris ;
  • années 1990 : Banksy commence à peindre à Bristol, avant Londres et le monde entier.

La différence entre ce street art et le pop art, qui partagent les icônes et les couleurs franches, fait l’objet de notre article street art et pop art : les différences.

Le graffiti en arabe et la calligraphie

Le graffiti a aussi trouvé une écriture arabe, souvent appelée « calligraffiti », qui marie lettrage urbain et calligraphie. L’artiste franco-tunisien eL Seed, né en 1981, en est l’un des noms les plus connus : en 2012, il couvre de calligraphie le minaret de la mosquée Jara de Gabès, haut de 57 mètres, et en 2016 son œuvre Perception s’étend sur près de 50 immeubles du quartier de Manshiyat Nasr, au Caire.

Du métro au musée

La reconnaissance institutionnelle s’accélère à la fin des années 2000. Du 23 mai au 25 août 2008, la Tate Modern (nouvel onglet) confie pour la première fois sa façade sur la Tamise à six artistes et collectifs, dont Blu, Faile, JR et Os Gêmeos. En 2009, le Grand Palais présente 300 œuvres de graffeurs et la Fondation Cartier ouvre « Né dans la rue – Graffiti ». Les festivals de fresques prennent le relais, de Montréal à Rabat, comme le montre notre article sur le muralisme et la fresque murale.

Où voir l’histoire du graffiti aujourd’hui ?

Pour comprendre l’histoire du graffiti, le plus simple est de commencer par les images de l’époque, puis d’aller voir les murs d’aujourd’hui. Quelques points de départ :

  1. Regarder Style Wars (1983) et Wild Style (1983), qui montrent le métro new-yorkais au moment où tout se joue.
  2. Feuilleter Subway Art de Martha Cooper et Henry Chalfant, pour voir les rames peintes en couleurs.
  3. Marcher dans une ville qui accueille un festival de fresques. Au Maroc, Rabat, Casablanca et Marrakech ont leurs murs, présentés dans notre article sur le street art au Maroc.
  4. Regarder les murs de sa propre rue : tags, throw-ups et pièces ne racontent pas tous la même histoire, et l’on apprend vite à les distinguer.

D’autres œuvres reprennent les tags et l’irrévérence de la rue, comme Royal Rebellion, où Elizabeth II pose au milieu des graffitis, ou le mashup géant de Sticker Mania.

Dans cet article

Questions fréquentes

Quelle est l’origine du graffiti ?

Le mot vient de l’italien graffito, pluriel graffiti, qui désigne une inscription griffonnée. Les archéologues l’ont appliqué aux inscriptions murales antiques, comme celles de Pompéi, conservées sous les cendres du Vésuve en 79. Le graffiti moderne, signé à la bombe ou au marqueur, apparaît à la fin des années 1960 à Philadelphie puis à New York, avant de gagner l’Europe dans les années 1980.

Quelle différence entre un tag et un graffiti ?

Le tag est la signature d’un graffeur : son pseudonyme, tracé vite, d’un seul geste, au marqueur ou à la bombe. Le graffiti est le terme général : il englobe le tag, mais aussi le throw-up, lettrage rapide aux contours remplis, et la pièce, composition travaillée en couleurs. Tout tag est un graffiti, mais tout graffiti n’est pas un tag.

Qui est le premier graffeur de l’histoire ?

Il n’y a pas de premier graffeur unique, puisque l’on écrit sur les murs depuis l’Antiquité. Pour le graffiti moderne, deux noms reviennent : Cornbread, qui signe ses premiers tags à Philadelphie vers 1967, et TAKI 183, coursier new-yorkais rendu célèbre par un article du New York Times en juillet 1971. Après cet article, des centaines de jeunes l’imitent.

Pourquoi le graffiti est-il né à New York ?

New York offrait à la fois un public et un support : un réseau de métro qui traversait tous les quartiers, et une jeunesse du Bronx, de Brooklyn ou de Manhattan qui voulait exister au-delà de sa rue. Signer une rame, c’était être vu dans toute la ville. Le graffiti s’est ensuite lié au hip-hop, né dans le Bronx au même moment.

Quand le graffiti est-il arrivé en France ?

Au début des années 1980. Blek le Rat peint ses premiers pochoirs à Paris en 1981 et Bando importe le lettrage new-yorkais vers 1982-1983. Les premiers crews, comme les BBC, se forment en 1983-1984, et le terrain vague de Stalingrad, à Paris, devient un lieu de rendez-vous. Miss.Tic commence ses pochoirs en 1985.

Quels sont les graffeurs les plus connus ?

Parmi les pionniers new-yorkais : TAKI 183, Phase 2, Lee Quiñones, Lady Pink et Dondi. Jean-Michel Basquiat et Keith Haring sont passés par la rue avant les galeries. En France : Blek le Rat, Bando, Miss.Tic. Aujourd’hui, Banksy, Shepard Fairey, Invader ou JR sont plutôt rangés dans le street art, qui dépasse le lettrage.

Sources

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L’atelier Venus Pop

Le Journal est écrit par l’atelier Venus Pop, qui sélectionne des tableaux pop art en tirage unique et les monte dans des cadres baroques faits main au Maroc. Chaque article cite ses sources et est relu à chaque mise à jour.

Sommaire

  1. L’essentiel
  2. Qu’est-ce qu’un graffiti ?
  3. L’histoire du graffiti en dates clés
  4. Quelle est l’origine du graffiti ?
  5. Comment le graffiti moderne est-il apparu ?
  6. Les années 1970 : le métro de New York devient une galerie roulante
  7. Années 1980 : du métro aux galeries
  8. Histoire du graffiti en France
  9. Comment le street art a-t-il évolué depuis les années 1990 ?
  10. Où voir l’histoire du graffiti aujourd’hui ?
  11. Questions fréquentes

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