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Art pour la paix : Guernica, la colombe de Picasso et les symboles de paix

L’art pour la paix, de Guernica à la colombe de Picasso : histoire et sens des œuvres, origine des symboles de paix (colombe, olivier, ☮) et artistes engagés.

Tableau des trois singes de la sagesse en casquettes, cadre baroque noir
Les 3 singes de la sagessePop Wisdom · 216 × 137 cm · 6 000 MADVoir l’œuvre

L’essentiel

  • L’art pour la paix regroupe les œuvres qui dénoncent la violence de la guerre, comme Guernica, et celles qui portent l’espoir de la paix, comme la colombe de Picasso.
  • Guernica, huile sur toile de 349,3 × 776,6 cm peinte par Picasso du 1er mai au 4 juin 1937, répond au bombardement de la ville basque ; elle est au musée Reina Sofía de Madrid depuis 1992.
  • La colombe de Picasso, une lithographie de janvier 1949, a illustré l’affiche du Congrès mondial de la paix à Paris en avril 1949 et reste le symbole de paix le plus diffusé.
  • Le signe ☮ a été dessiné en 1958 par Gerald Holtom pour une marche antinucléaire : il superpose les lettres N et D de l’alphabet sémaphore, dans un cercle.
  • Au Japon, la grue en papier est devenue un symbole de paix grâce à Sadako Sasaki, victime d’Hiroshima, honorée par le Monument de la paix des enfants en 1958.
Sommaire de l’article
  1. L’essentiel
  2. Qu’est-ce que l’art pour la paix ?
  3. Guernica de Picasso : l’œuvre sur la paix la plus célèbre
  4. La colombe de Picasso et les symboles de la paix
  5. Autres œuvres d’art pour la paix, de Goya à aujourd’hui
  6. Street art pour la paix
  7. L’art peut-il vraiment servir la paix ?
  8. Par où commencer : voir et comprendre l’art pour la paix
  9. Questions fréquentes

L’art pour la paix rassemble les œuvres qui dénoncent la violence de la guerre et celles qui appellent à la réconciliation, de « Guernica » de Picasso (1937) à sa colombe de 1949, des grues en papier d’Hiroshima au signe ☮ dessiné en 1958. Voici les grandes œuvres sur la paix, ce qu’elles signifient, l’origine des symboles de paix les plus connus et les artistes qui en ont fait un combat.

Qu’est-ce que l’art pour la paix ?

L’art pour la paix désigne les œuvres et les actions artistiques qui dénoncent la guerre ou qui appellent, célèbrent et accompagnent la paix. On peut y distinguer deux familles. La première montre l’horreur pour la faire refuser : Goya, Otto Dix, Käthe Kollwitz, Picasso. La seconde propose des images d’espoir, simples et reproductibles, que chacun peut s’approprier : la colombe, le rameau d’olivier, la grue en papier.

C’est une branche de l’art engagé, avec une particularité : son message est presque toujours universel, au-delà d’un camp ou d’un pays. La définition et l’histoire de l’engagement des artistes sont détaillées dans notre article sur l’art engagé.

Guernica de Picasso : l’œuvre sur la paix la plus célèbre

« Guernica » est une huile sur toile de Pablo Picasso, peinte à Paris du 1er mai au 4 juin 1937 en réaction au bombardement de la ville basque de Guernica, et conservée aujourd’hui au musée Reina Sofía (nouvel onglet) de Madrid. C’est l’œuvre la plus citée dès qu’il est question d’art contre la guerre.

L’histoire de Guernica

Le lundi 26 avril 1937, jour de marché, des avions de la légion Condor allemande et de l’aviation légionnaire italienne bombardent Guernica, en appui aux troupes nationalistes de Franco pendant la guerre d’Espagne. Picasso, qui doit livrer une grande toile pour le pavillon de la République espagnole à l’Exposition internationale de Paris, découvre l’événement par les photographies publiées dans la presse, notamment dans L’Humanité, et en fait le sujet de son tableau.

La République achète l’œuvre à Picasso en 1937. Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, le peintre la confie au Museum of Modern Art de New York ; en 1958, il prolonge ce dépôt jusqu’au rétablissement de la démocratie en Espagne. La toile n’y revient qu’en 1981, d’abord au Casón del Buen Retiro, puis au musée Reina Sofía en 1992.

Reproduction en carreaux de céramique de Guernica de Picasso sur un mur extérieur à Gernika
La reproduction en céramique de Guernica de Picasso installée sur un mur de Gernika, la ville bombardée en 1937.Jules Verne Times Two / www.julesvernex2.com, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Description et signification de Guernica

Guernica ne montre ni avion ni bombe : seulement des victimes. Le musée Reina Sofía, reprenant l’analyse de l’historien de l’art Anthony Blunt, distingue deux groupes dans la composition pyramidale. D’un côté, trois animaux : le taureau, le cheval blessé et un oiseau à peine visible. De l’autre, les humains : un soldat mort, une mère qui hurle en tenant son enfant mort, une femme penchée à une fenêtre avec une lampe, une femme qui accourt, une autre qui crie, les bras levés, devant une maison en feu.

Le noir, le blanc et le gris, une grisaille qui évoque la photographie de presse et le cinéma, renforcent la violence de la scène. Selon le musée, ni les études ni le tableau ne font allusion à un fait précis : Guernica devient un réquisitoire général contre la barbarie de la guerre, qui annonçait aussi la Seconde Guerre mondiale.

Taille, musée et prix : Guernica en bref

Question Réponse
Artiste Pablo Picasso (1881-1973)
Dates de création Du 1er mai au 4 juin 1937, à Paris
Technique Huile sur toile, en noir, blanc et gris
Dimensions 349,3 × 776,6 cm
Musée Museo Reina Sofía, Madrid, salle 205.10
Prix Aucun : achetée par la République espagnole en 1937, l’œuvre appartient à l’État espagnol et n’est pas sur le marché

Sa portée symbolique reste intacte. Une tapisserie reproduisant Guernica était accrochée à l’entrée de la salle du Conseil de sécurité des Nations unies, à New York ; le 5 février 2003, elle a été recouverte d’un voile bleu lorsque les États-Unis y ont présenté leurs arguments en faveur d’une intervention en Irak. Que la tapisserie ait été voilée ce jour-là, quelles qu’en soient les raisons officielles, en dit long sur la force que l’image conserve.

La colombe de Picasso et les symboles de la paix

Les symboles de la paix les plus répandus sont la colombe, le rameau d’olivier, le signe ☮ et, au Japon, la grue en papier. Chacun a une origine précise.

Pourquoi la colombe est-elle le symbole de la paix ?

La colombe doit son sens au récit biblique du déluge : dans la Genèse, elle revient vers Noé avec une feuille d’olivier, signe que les eaux se retirent. Picasso lui a donné sa forme moderne. Le 9 janvier 1949, il réalise chez l’imprimeur Fernand Mourlot une lithographie en noir et blanc, « La Colombe », d’après un pigeon que lui avait offert Henri Matisse. Le poète Louis Aragon la choisit pour l’affiche du Congrès mondial des partisans de la paix, à Paris. Selon la Tate (nouvel onglet), qui en conserve une épreuve, l’affiche est utilisée en avril 1949, et le même mois Picasso appelle sa fille Paloma, « colombe » en espagnol.

« Je suis pour la vie contre la mort ; je suis pour la paix contre la guerre. »

Pablo PicassoCongrès mondial de la paix, Sheffield, 1950, cité par la Tate (traduction)

L’image a aussi connu des détournements : pendant la guerre froide, une organisation anticommuniste française l’a transformée en char d’assaut sur une affiche. C’est le sort de tout symbole très diffusé.

Pourquoi l’olivier est-il un symbole de paix ?

L’olivier est un symbole de paix depuis l’Antiquité grecque. Ceux qui venaient demander protection à un puissant ou à un dieu tenaient un rameau d’olivier ; selon la mythologie, Athéna avait offert l’olivier à Athènes, et l’arbre était l’un des attributs d’Eiréné, la déesse de la paix. Le récit de la colombe de Noé a prolongé ce sens. L’emblème des Nations unies, adopté le 7 décembre 1946, entoure ainsi la carte du monde de deux rameaux d’olivier.

D’où vient le symbole ☮ ?

Le signe ☮ a été dessiné en 1958 par Gerald Holtom, un designer britannique, pour le Direct Action Committee Against Nuclear War. Selon la BBC (nouvel onglet), il apparaît pour la première fois en public le vendredi saint de 1958, lors d’une marche de Londres au centre d’armement nucléaire d’Aldermaston. Holtom superpose les lettres N (nuclear) et D (disarmament) de l’alphabet sémaphore, transmis avec des drapeaux, et les place dans un cercle qui figure la Terre. Il expliquait aussi y avoir dessiné un être humain désespéré, les bras tendus vers le bas, à la manière du paysan de Goya face au peloton d’exécution. Adopté par la Campaign for Nuclear Disarmament, il est devenu, selon la BBC, sans doute le signe de protestation le plus utilisé au monde.

Quel est le symbole de la paix au Japon ?

Au Japon, le symbole de la paix est la grue en papier plié. Une légende veut que plier mille grues permette de voir un vœu exaucé. Sadako Sasaki, âgée de deux ans lors du bombardement atomique d’Hiroshima le 6 août 1945, développe une leucémie une dizaine d’années plus tard ; à l’hôpital, elle se met à plier des grues avec tout le papier qu’elle trouve, dans l’espoir d’atteindre les mille, avant de mourir le 25 octobre 1955. Financé par une collecte d’écoliers, le Monument de la paix des enfants est inauguré à Hiroshima le 5 mai 1958 : Sadako y tient une grue au-dessus de sa tête.

Symbole Origine Date clé
Colombe Récit du déluge dans la Genèse 1949 : lithographie de Picasso
Rameau d’olivier Grèce antique, attribut d’Eiréné 1946 : emblème de l’ONU
Signe ☮ Lettres N et D en sémaphore 1958 : marche d’Aldermaston
Grue en papier Légende japonaise des mille grues 1958 : monument de Hiroshima

Autres œuvres d’art pour la paix, de Goya à aujourd’hui

Guernica s’inscrit dans une longue lignée d’œuvres contre la guerre et pour la paix, qui commence au début du XIXe siècle avec Goya.

Œuvres et gestes pour la paix

  • 1814 Goya peint « El tres de mayo de 1808 », l’exécution de civils madrilènes par l’armée napoléonienne, aujourd’hui au Prado.
  • 1863 Première édition des « Désastres de la guerre », série de gravures réalisée par Goya entre 1810 et 1815.
  • 1924 Käthe Kollwitz signe l’affiche « Nie wieder Krieg ! » (« Plus jamais la guerre ! ») ; Otto Dix publie « Der Krieg », un portfolio de cinquante eaux-fortes.
  • 1937 Picasso peint « Guernica ».
  • 1949 La colombe de Picasso illustre l’affiche du Congrès mondial de la paix.
  • 1954 Les deux grands panneaux de « La Guerre et la Paix », commencés par Picasso en 1952, sont installés dans la chapelle du château de Vallauris.
  • 1958 Inauguration du Monument de la paix des enfants à Hiroshima ; naissance du signe ☮.
  • 1969 John Lennon et Yoko Ono organisent leurs « bed-ins » pour la paix, puis affichent « War Is Over! » dans douze grandes villes.
  • 1988 Le Luxembourg offre aux Nations unies « Non-Violence », le revolver au canon noué de Carl Fredrik Reuterswärd, imaginé après l’assassinat de John Lennon.
  • 2007 Yoko Ono inaugure l’Imagine Peace Tower, une colonne de lumière près de Reykjavik, le 9 octobre, jour anniversaire de la naissance de Lennon.

Ces œuvres utilisent des moyens très différents : la gravure qui circule, l’affiche qui s’imprime en masse, la chapelle où l’on entre comme dans un temple, la performance médiatique, la sculpture devant un siège d’organisation internationale. Picasso a d’ailleurs donné « La Guerre et la Paix » à l’État en 1956 ; la chapelle de Vallauris est devenue un musée national en 1959 (nouvel onglet).

Street art pour la paix

Les murs sont devenus l’un des grands supports de l’art pour la paix, parce qu’ils parlent à tous les passants. Banksy en a fait une signature : en août 2005, il peint neuf images sur le mur de séparation en Cisjordanie ; en 2017, il finance à Bethléem le Walled Off Hotel, dont toutes les chambres donnent sur ce mur ; en novembre 2022, il peint à Borodianka et dans plusieurs villes d’Ukraine, dont Kyiv et Irpin, des images sur des bâtiments endommagés par la guerre.

Ces interventions s’inscrivent dans une histoire plus large du mur comme tribune, du mur de Berlin aux fresques de Belfast, que nous racontons dans notre article sur le graffiti politique et son message social. La fresque monumentale, quand elle est commandée par une ville ou un festival, peut aussi devenir un lieu de mémoire partagé ; c’est l’objet de notre article sur le muralisme et la fresque murale.

L’art peut-il vraiment servir la paix ?

L’art n’arrête pas les guerres, mais il agit sur la mémoire et sur l’opinion. Guernica n’a pas empêché la Seconde Guerre mondiale ; elle a en revanche fixé pour des générations l’image d’une ville bombardée, au point qu’en 2003 sa tapisserie a été voilée au moment où l’on présentait, à quelques mètres, des arguments en faveur d’une guerre. La colombe de Picasso n’a pas désarmé les blocs, mais elle a donné au monde entier un signe que tout le monde sait dessiner.

L’art pour la paix a aussi ses pièges : la récupération politique, comme pour la colombe détournée pendant la guerre froide, ou le symbole devenu simple motif décoratif, vidé de son sens. Le meilleur antidote reste de connaître l’histoire des images que l’on utilise. Le proverbe des trois singes rappelle, par contraste, l’attitude que l’art engagé refuse.

Détourner l’imagerie militaire est un autre geste pacifique, du revolver noué de Reuterswärd aux uniformes repris par la mode. À une tout autre échelle, notre statuette Dark Militaire transforme le camouflage noir et blanc en objet de décoration, qui sert en plus de tirelire.

Par où commencer : voir et comprendre l’art pour la paix

Pour aller plus loin, voici les lieux et les lectures les plus utiles.

  • Madrid : Guernica au musée Reina Sofía, salle 205.10.
  • Gernika, au Pays basque : la reproduction en carreaux de céramique de Guernica installée sur un mur de la ville bombardée.
  • Vallauris, sur la Côte d’Azur : « La Guerre et la Paix » dans la chapelle du château.
  • Hiroshima : le parc du Mémorial pour la paix et le Monument de la paix des enfants, autour duquel des milliers de grues en papier venues du monde entier sont déposées.
  • Chez vous ou en classe : dessinez le signe ☮ en trois traits, ou pliez une grue, puis racontez leur histoire.

Si vous voulez vous-même créer une affiche ou une œuvre pour la paix, notre méthode pour créer une œuvre engagée vous guide pas à pas. Et pour comprendre pourquoi l’art reste le langage le mieux partagé quand les mots ne suffisent plus, lisez notre article sur l’art comme moyen d’expression.

Dans cet article

Questions fréquentes

Quelle est l’œuvre d’art la plus célèbre sur la paix ?

C’est « Guernica » de Pablo Picasso, peinte en 1937 après le bombardement de la ville basque de Guernica pendant la guerre d’Espagne. Exposée au pavillon de la République espagnole à l’Exposition internationale de Paris, elle est devenue un emblème universel contre la guerre. Elle est conservée au musée Reina Sofía de Madrid. La colombe dessinée par Picasso en 1949 est l’autre image de paix la plus célèbre.

Que signifie Guernica de Picasso ?

Guernica dénonce la violence infligée aux civils par la guerre. Le tableau ne montre ni avion ni bombe, mais des victimes : une mère hurlant avec son enfant mort, un soldat tombé, une femme qui fuit une maison en feu, un cheval blessé et un taureau. Selon le musée Reina Sofía, Picasso transforme un fait historique en message universel grâce à ce langage de symboles et à l’usage du noir, du blanc et du gris.

Où se trouve Guernica et quelle est sa taille ?

Guernica est exposée au musée Reina Sofía de Madrid, salle 205.10, où elle est entrée en 1992. La toile mesure 349,3 cm de haut sur 776,6 cm de large. Elle avait été confiée au MoMA de New York pendant la Seconde Guerre mondiale, et Picasso avait demandé qu’elle ne rentre en Espagne qu’une fois la démocratie rétablie ; elle y est revenue en 1981.

Pourquoi la colombe est-elle le symbole de la paix ?

Le symbole remonte au récit biblique du déluge : dans la Genèse, la colombe revient vers Noé avec un rameau d’olivier, signe que les eaux se retirent et que la vie reprend. Picasso lui a donné sa forme moderne : sa lithographie « La Colombe », choisie par Louis Aragon pour l’affiche du Congrès mondial de la paix à Paris en avril 1949, a fait le tour du monde.

Quelle est l’origine du symbole de la paix ☮ ?

Il a été dessiné en 1958 par le designer britannique Gerald Holtom pour une marche contre l’arme nucléaire, de Londres au centre d’armement d’Aldermaston. Il superpose les lettres N et D de l’alphabet sémaphore, pour « nuclear disarmament », dans un cercle qui figure la Terre. Repris par la Campaign for Nuclear Disarmament, il est devenu un signe de paix universel.

Quel est le symbole de la paix au Japon ?

C’est la grue en papier plié. Une légende veut que plier mille grues permette de voir un vœu exaucé. Sadako Sasaki, exposée enfant à la bombe atomique d’Hiroshima, en plia pendant sa leucémie avant de mourir en 1955. Le Monument de la paix des enfants, inauguré le 5 mai 1958 à Hiroshima, la représente une grue au-dessus de la tête.

Pourquoi l’olivier est-il un symbole de paix ?

Dans la Grèce antique, ceux qui venaient demander protection tenaient un rameau d’olivier, et l’olivier était un attribut d’Eiréné, déesse de la paix. Le récit biblique de la colombe et du rameau d’olivier a renforcé ce sens. Aujourd’hui, l’emblème des Nations unies, adopté en 1946, entoure la carte du monde de deux rameaux d’olivier.

Sources

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L’atelier Venus Pop

Le Journal est écrit par l’atelier Venus Pop, qui sélectionne des tableaux pop art en tirage unique et les monte dans des cadres baroques faits main au Maroc. Chaque article cite ses sources et est relu à chaque mise à jour.

Sommaire

  1. L’essentiel
  2. Qu’est-ce que l’art pour la paix ?
  3. Guernica de Picasso : l’œuvre sur la paix la plus célèbre
  4. La colombe de Picasso et les symboles de la paix
  5. Autres œuvres d’art pour la paix, de Goya à aujourd’hui
  6. Street art pour la paix
  7. L’art peut-il vraiment servir la paix ?
  8. Par où commencer : voir et comprendre l’art pour la paix
  9. Questions fréquentes

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